Télécom ParisTech

Open Access

Les Archives ouvertes de Télécom ParisTech

 

Définition de l'« Open access »

Dans le domaine des sciences, le terme «Open Access » désigne la mise à disposition des publications et des données de la recherche en accès libre, gratuit et illimité sur Internet, sans restriction de paiement ou d’abonnement pris auprès d’éditeurs ou de sociétés savantes. Il est né d’une prise de conscience de la communauté scientifique internationale du monopole des grands éditeurs sur la publication scientifique, lesquels n’hésitent pas à pratiquer des coûts élevés et croissants des abonnements à leurs ressources électroniques, dans un contexte éditorial où l’abonnement papier ou électronique à la revue est pour le lecteur, le seul moyen d’accéder aux articles scientifiques.
Le mouvement de l'accès ouvert repose sur le principe que la recherche financée par l'État devrait être librement et gratuitement accessible en texte intégral, par n’importe qui et n’importe où, grâce à l’Internet public, et sans les restrictions sur l’utilisation de la publication imposées par les éditeurs aux auteurs.

Avantages  :
Les  chercheurs accèdent plus largement à la production scientifique et se réapproprient le circuit de l'information scientifique en se protégeant des dérives d’un modèle économique d’une diffusion scientifique exclusivement par le biais des éditeurs.
Une définition plus détaillée du libre accès est fournie dans la Déclaration de Berlin sur le Libre Accès à la Connaissance en Sciences humaines et sociales (22 octobre 2003. - Disponible en français / en anglais).

Publier en « Open access »

BIBLIOTHEQUE DE L’UNIVERSITE PIERRE ET MARIE CURIE (PARIS). (14 février 2013) . « Les 2 voies de l’open access » IN : Formation IST doctorants - atelier 2 : L’open access : pourquoi et comment , page 9. Disponible sur : < www.jubil.upmc.fr/fr/open_access.html > (Page consultée le 28 /06/2013)

Deux modes de publication :

1 – Par la « voie verte » appelée aussi l'auto-archivage : le dépôt de l’article scientifique (preprint le plus souvent) est effectué directement par le chercheur dans une archive ouverte numérique qui est soit :

  • nationale (HAL ) (Hyper Articles en ligne) développée par le CCSD/CNRS
  • institutionnelle (SAM  de l'ENSAM, OATAO  du PRES de Toulouse, Pastel  pour les thèses de ParisTech)
  • disciplinaire ArXiv  en physique, PubMedCentral  en sciences biomédicales ….
    Les trois catégories d’archives sont parfois liées et complémentaires. Pour exemple, l’interconnexion entre HAL, l’archive ouverte nationale en France et ArXiv, l’archive disciplinaire mondiale. Ou en sciences économiques, le réseau européen Nereus  en sciences économiques.

Publier dans une archive ouverte, en anglais "repository" (=entrepôt pour déposer ses travaux de recherche) est sans frais pour l'auteur comme pour le lecteur. Les archives ouvertes suivent le protocole d’échange des données OAI-PMH « The Open Archives Initiative Protocol for Metadata Harvesting » qui permet aux moteurs de recherche spécialisés dans le moissonnage des serveurs d’archives ouvertes d’interroger simultanément tous les entrepôts.

Se pose le problème de l’évaluation des « archives vertes » car l’article déposé risque d’échapper à l’évaluation scientifique par les pairs (« peer review »), et n’est pas référencé dans les bases de données consultées par les comités d’évaluation comme celles du WoS : Web of Knowledge de l’ISI (Institute for Scientific Information) diffusé par Thomas Reuters. Certains travaux peuvent ne pas être pris en compte dans l’évaluation de la carrière des chercheurs.

2 – Par la « voie dorée », le chercheur publie son article dans les revues académiques normalement soumises à l’abonnement mais dont les éditeurs acceptent le libre accès sous certaines conditions :

  • le libre accès à l’article publié dans la revue peut être soumis à une période d’embargo (1 ou plusieurs années)
  • la revue obéit au modèle économique « Auteur ou institution/payeur» dans lequel l’un ou l’autre paient en amont de la publication pour rendre accessible chaque article. Ex. : Springer Open Choice , IEEE Open Access Publishing Options .

D'autres formes nouvelles d’édition en libre accès ont vu le jour :

  • La voie « platinum », édition sans frais pour l’auteur et le lecteur et qui existent grâce à différents modèles économiques (par exemple, financement par une institution ou un organisme de recherche de type CNRS). En France, elle est représentée par le Cléo (Centre pour l’édition électronique ouverte) et l’INIST
    (irevues.inist.fr ). Le Cléo propose un libre accès financé sur le modèle hybride du « freemium », où seuls les services associés sont commercialisés. Le contenu (texte de l’article) est en libre accès, avec en option payante un ensemble de services à valeur ajoutée, tels que : impression papier, téléchargement PDF et EPUB, statistiques, notices Marc, etc. En 2011, lancement du portail OpenEdition Freemium  (revues et livres SHS) pour les bibliothèques et en Février 2013 : ouverture d'OpenEdition Books .
  • Les EPI revues, en projet en France, désigne des revues électroniques en libre accès, alimentées par les articles déposés dans les archives ouvertes telles que HAL  ou ArXiv , et non publiés par ailleurs. Des comités éditoriaux des épi-revues organiseront l’activité d’évaluation et de discussion scientifique des prépublications soumises ou sélectionnées. Les épi-revues apporteront une valeur ajoutée aux archives ouvertes en apposant la caution scientifique d’un comité éditorial à chaque article retenu …» CF en France : la plate-forme Episciences  du CCSD-CNRS, liée à Hal, pour accueillir des revues de toutes disciplines.