Enseignement
Séminaire maths-physique

Séminaire maths-physique

Enjeux pour la formation signal—image—vision par Jean Ponce, Professeur, Département d'Informatique, École Normale Supérieure -Univ. Illinois

Quelques technologies STIC pour l'aérospatial et la défense, par Emmanuel Rosencher, Directeur Scientifique de l’ONERA

Willy Sansen

En extention à ce séminaire, la présentation Education Towards Understanding, par Willy Sansen (KU Leuven) a eu lieu le lendemain.

Dans le cadre de la réflexion menée par l’école sur le programme de la formation d’ingénieurs et l’évolution des enseignements, Télécom ParisTech a organisé le 5 novembre 2009 un séminaire Mathématiques et Physique sur le thème « Quel socle de connaissances pour l’ingénieur STIC de demain ».

Faisant suite au séminaire Informatique du 24 juin 2009 sur le même thème, ce séminaire fait partie d’une série destinée à alimenter la réflexion du groupe de travail chargé de ce projet au sein de l’école, et de confronter les enseignants-chercheurs aux visions et analyses des conférenciers invités. Le troisième séminaire sur ce thème, organisé le 23 novembre 2009, sera consacré aux sciences économiques et sociales.

Pour ce séminaire Mathématiques et Physique, Télécom ParisTech a eu le plaisir d’accueillir des personnalités des mondes académique et industriel dont les interventions, parfois décapantes ou même émouvantes tant elles laissent percer l’amour de l’enseignement, ont suscité des échanges et des débats passionnants. Suite

Autant Jean Ponce, professeur spécialiste de vision artificielle à l’École Normale Supérieure de Paris, César Douady, électronicien, responsable technique d’une start-up en traitement d’image, Emmanuel Rosencher, ancien élève de l’École, Directeur Scientifique de l’Onera pour la branche Physique, Nicole El Karoui, Professeur de Mathématiques Financières à l'UPMC, qu’Yves Meyer, mathématicien renommé, membre de l’Académie des Sciences, ont alimenté la réflexion en s’appuyant sur leur propre parcours, et ont fourni aux participants des pistes très riches à creuser, parmi lesquelles on peut citer, sans vouloir être exhaustif :

  • l’importance de l’interdisciplinarité et du décloisonnement des domaines,
  • le rôle majeur des projets dans les formations,
  • la nécessité de donner du sens, de fournir aux étudiants des clés pour la découverte des domaines et le plaisir d’apprendre, de leur donner « le socle de l’honnête homme » pour leur future carrière,
  • un plaidoyer pour les mathématiques, préalable à l’art de la modélisation puis de la simulation, mais surtout structurant la pensée, qu’on peut faire aimer (« comme un beau coquillage » dixit un scientifique/poète !), domaine lié à beaucoup d’autres comme la physique statistique, l’informatique théorique, le traitement du signal et de l’image…
  • apprendre un état d’esprit, plutôt que des connaissances…

Autant de défis à relever par les enseignants-chercheurs de l’École !

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