Télécom ParisTech

Challenge et dynamique : les questions|de la journée

par Gérard Pogorel, Professeur au département Sciences Économiques et Sociales de Télécom ParisTech, président du Comité d’Evaluation du Programme Européen Information and Communication Technologies, ICT, membre indépendant d’Open Access Telecom Italia Supervisory Board.

Gérard Pogorel introduit sa présentation en indiquant qu’il est le porte-parole du Comité Scientifique du Comité d’Organisation de cette journée, qui a bien sûr beaucoup débattu du sujet. Il rajoute que c’est un domaine qui intéresse très fortement l’Ecole, par exemple au travers de participations à des projets Européens.

Puis il rentre dans le vif du sujet en listant et commentant, sans a priori, ni tabou, les questions de la journée :

  • - 1ère question : le compromis sur le dividende numérique est-il satisfaisant ?
    Il est généralement admis qu’un compromis vaut mieux que pas d’accord du tout, mais il convient de se demander si l’attribution de 72 MHz en faveur des services mobiles est suffisante. En fait, la vraie question est de savoir si, avec la multiplication des chaînes de la TNT dans un contexte de stagnation des ressources (publicité et redevances), on ne va pas vers une paupérisation en termes de contenu et si le monde de l’audiovisuel a les moyens de sa politique hertzienne.
  • - 2ième question : les technologies au niveau des réseaux et des terminaux mobiles sont-elles disponibles ?
    Il convient de rester prudent en attendant le résultat des expérimentations, mais sans contexte, la multiplication des soutiens des acteurs du monde GSM, comme ceux du monde CDMA en faveur du standard LTE clarifie le paysage depuis quelques mois.
  • - 3ième question : y a-t-il la dynamique industrielle nécessaire ? Les acteurs ont-ils les réponses à leurs questions légitimes sur les business models, notamment en relation avec le contexte concurrentiel ?
    Suite à sa consultation des acteurs, l’ARCEP est supposé y répondre…
  • - 4ième question : cette dynamique industrielle vise t-elle à permettre le Très Haut Débit (THD) mobile pour le plus grand nombre ?
    Il s’agit là d’aborder la dimension sociale du projet et les questions de nouvelle fracture numérique, dans un contexte où des questions similaires se posent avec l’arrivée des technologies optiques d’accès fixe (FTTH).

Gérard Pogorel conclut en espérant que les échanges constructifs de cette journée permettront d’éclairer les participants sur les réponses à ces différentes questions.

En réponse à une question de François Nozières, ingénieur conseil et expert judiciaire, sur la problématique des antennes et de leurs impacts potentiels sur la santé, Gérard Pogorel répond que la santé est au cœur des préoccupations des intervenants et que le sujet sera certainement abordé dans les débats de la journée. Armand Lévy, Directeur de l’Innovation et du Développement de Télécom ParisTech, rajoute que l’Ecole a récemment créé un laboratoire commun avec Orange sur ce thème et qu’un séminaire sur ce sujet est organisé le 17 décembre dans cet amphi.

Un peu plus tard dans la matinée, François Rancy, Directeur Général de l’ANFR, rajoutera qu’au niveau des émetteurs, il ne voit pas vraiment de différences à faire entre l’audiovisuel et les services télécom, car, dans la bande haute de l’UHF, les différents services TNT ou télécommunication mobiles (en standard LTE) utilisent des formes d’ondes et des puissances très voisines.