Le département COMELEC s’est fortement mobilisé en 2009 pour développer une plate-forme de transmissions visant le débit phare de 100 Gbit/s. La plate-forme est fondée sur de nouveaux formats de modulation permettant une densité spectrale d’information élevée, nécessitant le développement d’algorithmes de traitement sophistiqués. Les premiers tests ont été menés avec succès par les chercheurs du groupe d’optique en collaboration avec plusieurs laboratoires européen de renom (Heinrich Hertz Institute, Institut Polytechnique de Turin) dans le cadre du Pan-European Laboratory Eurofos. Les premiers algorithmes sont déjà déployés dans des partenariats avec Orange.
L’enjeu du projet Multimédia massif est de parvenir à développer les infrastructures et les logiciels capables de fouiller des bases de données multimédia de très grande taille et de natures très diverses. Le département TSI a construit une infrastructure matérielle comportant des serveurs de calcul interfacés à des serveurs d’archives contenant les bases de données d’images, de vidéo et de musiques. Il développe sur ces matériels les couches de logiciels capables de traiter ces signaux pour en extraire les informations utiles, de les archiver et de les indexer de façon efficace, puis de les retrouver conformément aux attentes de l’utilisateur. Le cœur de ces logiciels est constitué de techniques d’apprentissage statistiques puissantes dont le département est l’un des experts.
La cryptographie quantique offre une sécurité dite inconditionnelle, vis-à-vis de toutes les attaques quelles que soient les capacités de calcul et le temps dont dispose un pirate. L’Ecole, appuyée par le CNRS a massivement investi depuis plusieurs années dans ce champ important pour les télécoms. 2009 a vu se bâtir un nouveau projet : l’élaboration d’une plateforme expérimentale permettant l’évaluation matérielle de crypto-systèmes quantiques, notamment l’étude des canaux cachés (side-channels). Ce projet, s’il abouti, confirmera la place éminente de l’école sur ce créneau d’avant-garde. Cette étude a reçu l’appui de la Région Ile de France.